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VivaTech 2026 accueillera plus de 180 000 visiteurs, 15 000 startups et 450 speakers du 17 au 20 juin à Paris Porte de Versailles. Pour sa dixième édition, le plus grand salon tech européen place la souveraineté numérique et l’intelligence artificielle au centre de toutes les conversations, dans un contexte où 39 % des dirigeants avouent avoir déjà partagé des données confidentielles avec un outil d’IA en lequel ils n’avaient pas confiance.
- 10e édition de VivaTech : 180 000 visiteurs attendus (+300 % en dix ans), 15 000 startups, 450 speakers dont Bernard Arnault et Rodolphe Saadé
- Le baromètre OpinionWay révèle que 92 % des dirigeants favoriseraient un fournisseur tech de leur propre nationalité
- 82 % des dirigeants placent la cybersécurité en tête de leurs investissements, devant l’IA (76 %) et la 5G (73 %)
Que réserve VivaTech 2026 pour sa dixième édition ?
Trois cents pour cent de croissance en dix ans. VivaTech est passé de 45 000 visiteurs lors de sa première édition à plus de 180 000 en 2025, avec des participants venus de 171 pays. L’édition 2026 promet de franchir un nouveau palier avec plus de 1 500 démonstrations en direct et 4 000 rendez-vous d’affaires programmés.
Neuf thématiques structurent le programme. L’IA ouvre le bal avec un axe volontairement provocateur, « Impact, Not Illusion », suivi de sujets aussi variés que la productivité repensée, la souveraineté et l’éthique, la GreenTech, la cybersécurité et la défense, la santé et la longévité, le passage à l’échelle des startups, les industries créatives et les deep techs.
Côté plateau, les noms annoncés donnent le ton : Bernard Arnault (LVMH), Rodolphe Saadé (CMA-CGM), François Provost (Renault Group), Jean-Charles Samuelian (Alan) ou encore Mati Staniszewski, cofondateur d’ElevenLabs, la licorne de la synthèse vocale IA.
Pourquoi la souveraineté numérique domine-t-elle les débats de VivaTech 2026 ?
Le troisième baromètre de la confiance technologique, réalisé par OpinionWay auprès de plus de 1 500 dirigeants dans sept pays (France, Allemagne, Espagne, Italie, Royaume-Uni, Pays-Bas, États-Unis), livre un chiffre frappant : 92 % des dirigeants affirment qu’ils favoriseraient un partenaire technologique partageant leur nationalité.
Le clivage transatlantique est net. 57 % des dirigeants américains et britanniques jugent cette nationalité « indispensable ». Les Européens continentaux la considèrent plutôt comme un « plus ». Exception notable : les Pays-Bas placent les deux notions à égalité, reflet d’une culture économique traditionnellement ouverte.
François Bitouzet, directeur général de VivaTech, résume la tendance : « Ce baromètre 2026 dessine une nouvelle géographie de la confiance technologique : des dirigeants américains et britanniques qui jugent indispensable la nationalité de leur fournisseur tech et une majorité des Européens qui la considère comme un plus. »
En France, la sensibilité est encore plus marquée : 63 % des dirigeants français favorisent des solutions européennes, contre 43 % en moyenne pour les Européens continentaux. Le débat sur la dépendance aux infrastructures technologiques non-européennes, soulevé lors des side events organisés par Over Ventures, trouve ici sa traduction chiffrée.
Quels investissements technologiques les dirigeants prévoient-ils en 2026 ?
Le score global de confiance des dirigeants envers les nouvelles technologies atteint 89 points sur 100, en hausse de deux points par rapport à 2025. Mais la vraie surprise se trouve dans le classement des priorités d’investissement.
| Domaine | Dirigeants prêts à investir | France spécifiquement |
|---|---|---|
| Cybersécurité | 82 % | — |
| Intelligence artificielle | 76 % | 65 % |
| 5G | 73 % | — |
| Cloud computing | 72 % | 49 % |
La cybersécurité devance l’IA. Un renversement qui traduit la prise de conscience des entreprises face à la multiplication des cyberattaques ciblant les dirigeants. En parallèle, 87 % des sondés prévoient d’augmenter leurs investissements IA dans les douze prochains mois.
Fait marquant : l’informatique quantique entre dans les feuilles de route des DAF et DSI. 76 % des dirigeants déjà engagés dans ce domaine prévoient d’accélérer, et 45 % d’entre eux envisagent une accélération forte. Le quantique n’est plus une curiosité de laboratoire.
La France reste en retrait sur deux postes : l’IA (65 % contre 76 % en moyenne mondiale) et le cloud (49 % contre 72 %). Un écart qui interroge sur la capacité des entreprises françaises à tenir le rythme de la transformation numérique globale.
VivaTech 2026 : où se jouent vraiment les affaires ?
Comme au Web Summit ou à South by Southwest, une part croissante de la valeur de VivaTech se déplace hors des halls d’exposition. Rooftops privés, breakfasts communautaires, cocktails investisseurs, poker nights, dîners confidentiels : c’est souvent dans ces espaces parallèles que se nouent les premières introductions, les discussions de tours de table et les recrutements stratégiques.
Parmi les événements les plus attendus :
- Where Europe Scales (XAnge et PSG Equity) : scaleups et investisseurs internationaux réunis dans un hôtel parisien haut de gamme
- Climate Tech Drinks (Lightrock, SE Ventures, Mirova, World Fund) : le rendez-vous des fonds climat et des startups de transition énergétique
- VC Poker Night (Daphni) : sixième édition, complet plusieurs semaines avant l’ouverture du salon
- Underdog Breakfast (identity.vc) : reconnecter investisseurs et fondateurs sous-représentés dans le capital-risque
- Belgium Beer Night (The Harbour, Flanders Investment & Trade) : 45 scale-ups belges face aux investisseurs français, dans les locaux de Lombard Odier
- Hong Kong Tech Pavilion (Hong Kong Trade Development Council) : passerelles entre startups asiatiques et investisseurs européens
Le capital s’est raréfié, les cycles de financement se sont durcis. Ces espaces informels deviennent des lieux de décision à part entière.
Le paradoxe de la confiance dans l’IA : que révèle le baromètre VivaTech ?
89 % de confiance déclarée dans l’IA pour orienter les décisions stratégiques. 92 % de conviction que l’emploi sera préservé malgré l’automatisation. Les chiffres sont rassurants. Presque trop.
Car le baromètre OpinionWay expose un angle mort préoccupant : 39 % des dirigeants, soit quatre sur dix, ont déjà partagé des informations confidentielles avec un outil d’IA en lequel ils n’avaient « pas tout à fait confiance ». Cette proportion ne varie pas significativement selon le pays, la taille de l’entreprise ou le secteur d’activité.
L’écart entre la confiance affichée et la vigilance réellement pratiquée constitue probablement le signal le plus important du baromètre. Les entreprises investissent massivement dans la cybersécurité (82 %), mais leurs propres dirigeants contournent les garde-fous au quotidien. Une contradiction structurelle que VivaTech 2026 devra affronter, pas seulement célébrer.
- VivaTech 2026 (17-20 juin, Porte de Versailles) : 180 000 visiteurs, 15 000 startups, 450 speakers, 9 thématiques
- Souveraineté numérique en forte hausse : 92 % des dirigeants favorisent un fournisseur de leur nationalité, 63 % des Français privilégient des solutions européennes
- Cybersécurité en tête des investissements (82 %), devant l’IA (76 %). L’informatique quantique entre dans les feuilles de route
- 39 % des dirigeants ont partagé des données confidentielles avec un outil d’IA non fiable, un paradoxe structurel majeur
Foire aux questions
Quand et où se tient VivaTech 2026 ?
VivaTech 2026 se déroule du 17 au 20 juin 2026 à Paris Expo, Porte de Versailles. L’événement est ouvert aux professionnels les trois premiers jours et au grand public le samedi 20 juin.
Combien coûte l’entrée à VivaTech 2026 ?
Les tarifs varient selon le type de pass (visiteur, business, VIP). Les informations détaillées sont disponibles sur le site officiel vivatech.com. Les side events parallèles sont pour la plupart sur invitation ou inscription préalable.
Quels sont les speakers principaux de VivaTech 2026 ?
Parmi les 450 intervenants annoncés figurent Bernard Arnault (LVMH), Rodolphe Saadé (CMA-CGM), François Provost (Renault Group), Jean-Charles Samuelian (Alan), Mati Staniszewski (ElevenLabs) et Eleonore Crespo (Pigment).
Quatre jours, 180 000 visiteurs, des milliards en jeu. VivaTech 2026 ne sera pas un simple salon tech. Ce sera le thermomètre de la confiance européenne dans sa propre capacité à peser face aux géants américains et chinois. La question n’est plus de savoir si l’Europe peut innover. C’est de savoir si elle acceptera de dépendre d’autres pour le faire.
