Sur un salon professionnel, tout se joue en quelques secondes : le temps qu’un visiteur met à passer devant votre stand. C’est pour cela que de plus en plus d’exposants misent sur l’hologramme. Un produit qui flotte en 3D, visible sans lunettes, attire le regard depuis l’allée et donne envie de s’approcher. Et c’est bien plus accessible qu’on ne l’imagine : le guide budgétaire publié par Holovisio détaille d’ailleurs les tarifs format par format. Voici l’essentiel à retenir et, surtout, comment faire de ce matériel un investissement qui rapporte.
Les budgets, format par format
L’hélice holographique, ce ventilateur à LED qui fait flotter un objet en 3D, est la star des salons. Elle se loue autour de 300 à 500 € la journée pour le matériel seul. Pour un pack clé en main avec l’animation 3D, la livraison et l’installation, prévoyez 2 000 à 6 500 €.
Les HoloBox, ces cabines qui affichent un produit ou une personne à taille réelle, se louent entre 1 500 et 5 000 € par événement. Les murs et projections holographiques, de 3 000 à 12 000 €, donnent toute leur mesure lors d’un lancement de produit ou sur un grand stand. Et pour faire apparaître un dirigeant en hologramme, une captation en studio associée à une HoloBox représente 3 000 à 10 000 €.
Un investissement, pas une dépense
Sur un salon parisien, un stand de 18 m² dépasse facilement 10 000 € une fois l’emplacement, le montage et les déplacements additionnés. L’hologramme ne représente donc qu’une petite part de cette enveloppe, alors que c’est lui qui fait venir les visiteurs sur le stand. Autrement dit, il donne de la valeur à tout le reste de l’investissement.
Faites le calcul avec vos propres chiffres. Prenons un pack à 2 500 € sur un salon de trois jours. Si l’hologramme vous apporte 60 conversations supplémentaires, chaque contact vous revient à environ 40 €. En B2B, un seul client signé couvre souvent ce budget plusieurs fois. Et l’effet dure après le salon : les visiteurs se souviennent de la marque qui leur a montré son produit en 3D, bien plus que d’un énième kakémono.
Le contenu 3D, un actif qui travaille pour vous
L’animation créée pour votre hologramme n’a pas vocation à servir une seule fois. Elle peut tourner ensuite en boutique, en showroom, sur vos réseaux sociaux ou dans les présentations de vos commerciaux. C’est ce qui rend l’investissement si rentable : vous le créez une fois, il travaille pour vous toute l’année. Trois conseils pour en tirer le meilleur :
- Si votre bureau d’études possède des fichiers 3D du produit (STEP, OBJ, FBX), transmettez-les. Le prestataire part d’une base précise, et le budget de création s’allège.
- Demandez une animation sur fond noir pur. Sur une hélice, le noir devient transparent, et votre produit semble réellement suspendu dans les airs.
- Visez une boucle de 15 à 30 secondes : assez pour raconter une histoire, assez court pour capter chaque passant.
Quatre réglages pour un effet maximal
La lumière. Placez l’hologramme devant une paroi sombre, à l’écart des spots directs. Les couleurs gagnent en éclat et l’effet de relief est saisissant.
La protection. Un capot transparent autour de l’hélice permet au public de s’approcher tout près en toute sécurité. Les prestataires sérieux le fournissent systématiquement.
La vidéo. Vos visiteurs vont filmer. Faites un essai au smartphone avant l’ouverture pour trouver le meilleur angle : ces vidéos partagées deviennent une publicité gratuite pour votre marque.
La taille. Une hélice de 50 à 65 cm est idéale pour un stand de taille moyenne. Pour être vu depuis le bout de l’allée, optez pour un plus grand diamètre ou plusieurs hélices assemblées en mur d’images.
Louer ou acheter ?
Pour un premier salon, la location est la meilleure porte d’entrée : vous mesurez l’impact sur vos visiteurs sans immobiliser de budget. Dès trois ou quatre événements par an, ou pour une installation permanente en vitrine ou en showroom, l’achat devient particulièrement rentable. Le matériel est amorti rapidement, il est disponible à tout moment, et chaque nouvelle animation relance l’effet de surprise auprès de vos clients.
Bien choisir son prestataire
Pour comparer les devis sur une base claire, vérifiez qu’ils incluent :
- la création du contenu 3D et les allers-retours de corrections ;
- la livraison et la reprise pendant les créneaux de montage du salon ;
- un technicien joignable pendant l’événement ;
- des exemples de réalisations dans votre secteur.
De septembre à novembre, puis de janvier à mars, les salons s’enchaînent. Réserver quatre à six semaines à l’avance vous laisse le temps de peaufiner une animation à la hauteur de votre produit.
Faire de l’hologramme un aimant commercial
Bien utilisé, un hologramme transforme un stand en point de rendez-vous. Mettez en scène votre produit phare, placez un QR code ou un commercial juste à côté, et comptez les contacts générés : vous verrez rapidement ce qu’il rapporte. Pour chiffrer votre projet, partez de votre objectif et demandez un devis détaillé : vous saurez très vite ce que l’hologramme peut apporter à votre prochain salon.




