Le Royaume-Uni est au bord de la crise, Liz Truss se justifie

Le Royaume-Uni vit une période critique depuis un bon moment. Les mesures prises par le gouvernement en place n’améliorent pas le quotidien des Britanniques. Agacés, politiciens et citoyens interpellent la Première ministre britannique Liz Truss, qui se défend tant bien que mal.

Liz Truss : obstinée à poursuivre son plan de redressement

Moins d’un mois après son élection, Liz Truss, la dirigeante conservatrice ultralibérale, se trouve déjà tourmentée et acculée. Elle accumule les sondages désastreux et fait objet de nombreuses critiques même au sein de la majorité.

Pourquoi ? En raison du plan de soutien du gouvernement de Liz Truss. En effet, face à la crise qui sévit, la Première ministre britannique a décidé de baisser les impôts.

Malheureusement, cette décision n’arrange pas l’économie britannique qui traverse une mauvaise passe avec la crise inflationniste et une dette à l’appui.

Conséquence de cette mesure :

  • le marché financier britannique se retrouve en pleine ébullition ;
  • la valeur de la livre sterling a plongé à un plus bas historique ;
  • la flambée des taux d’intérêt.

Mais qu’à cela ne tienne, Liz Truss refuse de faire marche arrière. À la BBC, elle affirme :

« Nous devions prendre des mesures urgentes pour faire croître notre économie, faire avancer la Grande-Bretagne, et aussi faire face à l’inflation ».

Liz Truss à la BBC
Liz Truss

Elle renchérit en disant : « Cela veut dire prendre des décisions difficiles et controversées, mais je suis prête à le faire en tant que Première ministre ».

La banque contrainte d’agir pour sauver l’économie

Avec ce climat financier tendu, la banque centrale a été contrainte d’intervenir sur les marchés. En outre, après avoir décidé de rester inactive, elle intervient sur le marché obligataire afin d’éviter des « risques réels pour la stabilité financière ».

Elle a également indiqué qu’elle allait racheter des obligations d’État en circulation pour stabiliser le marché. Rappelons que le Royaume-Uni est le seul pays du G7 à avoir le taux d’inflation le plus élevé. Le FMI quant à lui tire la sonnette d’alarme afin de corriger la situation.

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