Frances Haugen : passée de l’assistante au pire cauchemar des géants des réseaux sociaux

Frances Haugen : passée de l’assistante au pire cauchemar des géants des réseaux sociaux

Le réseau social Facebook contribuerait-il à l’amplification de contenus haineux et polarisant sur la toile ? Tout porte à croire que la firme ne s’affaire pas à assainir ses contenus haineux. Du moins, c’est ce que dénonce Frances Haugen, une ex-employée. Voici les dessous révélés du fonctionnement d’une administration qui engendre la pire crise chez Facebook depuis Cambridge Analytica en 2018.

Qui est Frances Haugen ?

Ingénieur scientifique de profession et lanceuse d’alerte, Frances Haugen est née à Iowa City entre 193 et 1984. Après ces études en informatique au Collège Olin, elle enchaîne avec des études en administration des affaires. Cela lui permettra de décrocher une maîtrise en administration des affaires à la Havard Business School.

Au cours de sa carrière, Frances Haugen a travaillé pour de nombreuses entreprises de la Silicon Valley. Elle est notamment passée par l’équipe de Google Search et de Pinterest en qualité de cheffe de projet et d’ingénieur. Elle est aussi passée par Yelp en jouant des rôles similaires afin d’améliorer la recherche à l’aide de reconnaissance d’image.

En 2019, elle se fait recruter par le géant réseau social Facebook. Son rôle était d’aider l’administration de Zuckerberg à lutter contre la désinformation. À ce titre, elle est détachée auprès du département d’intégrité civique du réseau. Au cours de son passage, Frances Haugen constate de nombreuses irrégularités dans l’administration de Facebook. Pour elle, ce dernier ne prend pas encore suffisamment conscience de son potentiel de préjudice et il peine à corriger le problème.

Quel est le combat mené par Frances Haugen ?

L’ingénieure Frances Haugen accuse essentiellement son ancien employeur de privilégier « le profit plutôt qu’à la sûreté ». C’est d’ailleurs cette situation qui l’a conduit à déposer le tablier en mai dernier, emportant derrière elle plusieurs documents confidentiels. Elle déplore le fait que ce dernier ment délibérément au public et aux autorités sur ses progrès dans la lutte contre les contenus haineux.

Les milliers de pages de recherche internes copiés ont été confiées à des organes de presse dont le Wall Street Journal. Après une investigation menée sur de nombreux mois, il ressort que l’entreprise est bien au courant de l’impact d’Instagram sur les jeunes femmes. L’enquête aboutit aussi la conclusion que Facebook fait preuve de laxisme dans le contrôle de contenus en rapport avec :

  • la mafia ;
  • le trafic de drogue ;
  • le trafic d’être humain ;
  • les autres formes d’esclavagisme moderne.

Face à ses troublantes révélations, la lanceuse d’alerte est invitée à témoigner au Sénat américain le 05 octobre 2021. Elle plaide pour une refonte de l’article 230 de la Communications Decenty Act. Celle-ci permet en effet de supprimer le risque de poursuite judiciaire en ce qui concerne des publications des internautes. En lieu et place, Frances Haugen prône une pratique de modération de contenus.

Quelles sont les conséquences des déclarations de l’ingénieur ?

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À la suite des déclarations de Frances Haugen sur l’émission 60 minutes, la capitalisation du réseau social Facebook prend un sérieux coup. Dans les 24 heures suivantes, l’entreprise perd six milliards de dollars américains. Cette perte de capital est aussi due, en partie, à la panne générale survenue sur le réseau le 04 octobre 2021. Par ailleurs, les autorités du Sénat américain n’ont pas manqué de dénoncer cette politique toxique et réclamer des sanctions.

Hermann

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