Claire Despagne : la CEO controversée

Claire Despagne est auteure d’un buzz qui n’améliore en rien son image d’entrepreneure. Dans une interview, la fondatrice de la marque D+ For Care a fustigé le temps de travail des stagiaires limité à 35 heures. Malheureusement pour elle, ces propos n’ont pas trouvé d’écho favorable auprès de plusieurs personnes. Découvrez tout de suite la carrière de Claire Despagne ainsi que les tenants et aboutissant de cette affaire.

Parcours académique d’une fille atypique

Claire Despagne est née le 17 juin 1989. Elle est issue d’une famille modeste qui a veillé à son éducation. Elle suit un cursus académique normal jusqu’à l’obtention de son baccalauréat.

Pour ses premiers cours universitaires, elle intègre l’Université Paris Nanterre. Durant ses trois ans de formations, elle obtient deux licences d’études :

  • la première en économie ;
  • la seconde en histoire de l’Anglais américain.

En 2009, elle participe à un programme d’échange avec son université locale. Claire est alors envoyée dans la City University of Hong-Kong. Durant le peu de temps passé, la jeune fille reçoit des cours dans le Business Management.

Claire Despagne

Dès son retour, elle ne se donne aucun repos. Elle s’inscrit directement dans l’établissement EDHEC Business School. Ici, elle continue ses études et obtient deux masters :

  • l’un dans le management :
  • l’autre dans la gestion des investissements à risque.

 L’ensemble de ces formations ont accordé à la jeune femme les armes nécessaires pour affronter le monde de la finance ainsi que de la gestion à tous les niveaux.

De la formation à la profession

Après toutes ses formations, Claire se lance dans le monde professionnel. Elle intègre dans un premier temps la société Nomura, sise à Londres. Dans son département, la jeune femme est chargée de :

  • développer des bases de données client et des revues post-trade pour l’équipe de vente ;
  • créer des présentations et aider à l’organisation de roadshows clients.

Mais après 9 mois dans la société, Claire la quitte pour une nouvelle entreprise : Market Securities, une filiale de Kyte Group Company. Elle a pour rôle de :

  • renforcer les relations-clients existantes de la banque d’investissement ;
  • négocier une nouvelle clientèle pour les amener à investir ;
  • trader des produits synthétiques, financiers, des Futures ainsi que des Swaps.

Ces expériences dans les finances ont permis à Claire de se faire une place dans la soéicté BlackRock. Une société spécialisée dans la vente de produits financiers et de placement d’argent. C’est aussi la dernière dans laquelle elle a travaillé avant de lancer sa propre entreprise.

En mars 2018, Claire Despagne crée sa propre entreprise : D+ For care. La firme de la jeune femme est spécialisée dans la production de compléments alimentaires. Jusque-là, l’entreprise de Claire n’a aucune difficulté à s’intégrer sur le marché français. La donne change quand la CEO de la firme fait quelques déclarations de mauvais goût.

La polémique Claire Despagne

Dans une interview accordée à Liberté d’entreprendre le 14 avril, on entend Claire Despagne s’exprimer sur les difficultés à recruter du personnel. C’est dans cette optique qu’elle affirme :

« Le recrutement c’est épouvantable en ce moment, c’est très très compliqué. On se demande où sont les stagiaires ? ».

Claire Despagne dans Liberté d’entreprendre.

Dans son allocution, elle fustige aussi les universités qui interdisent aux étudiants de faire plus de 35 heures par semaine. Pour la jeune femme, « ça va être dur après pour les stagiaires de trouver du boulot et de s’acheter un appartement ».

Ces affirmations ont suffi largement pour enflammer le réseau social Twitter. Plusieurs internautes ont adressé des messages de colère et d’exaspération à l’encontre de la femme d’affaires. D’autres sont encore allés loin en menaçant Claire, les membres de son équipe et de sa famille. C’est ce que déclarent ces proches dans le journal du Figaro.

Claire Despagne

Il faut dire que les propos de Claire Despagne furent la goutte d’eau de trop. En effet, depuis peu, on pointe du doigt les nouvelles sociétés qui abusent du travail des stagiaires. Pour cela, un nouveau compte Instagram a vu le jour : Balance Ta Startup.

Sur ce compte Instagram, on retrouve de nombreux témoignages d’anciens salariés et stagiaires évoquant du « harcèlement moral ». Claire Despagne est donc la cible idéale pour signaler les dérives des start-ups.

Quand la polémique impacte D+ For Care

Les déclarations de Claire Despagne n’ont pas épargné sa société. L’entreprise fait face à de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux.

Sur Instagram par exemple, les community managers de la start-up ont supprimé les avis négatifs et les commentaires mécontents postés sous les publications de D+ For Care. Ceux qui ne pouvaient pas commenter les posts, laissaient des émojis de colère afin d’exprimer leur irritation. Sur Google, les internautes se sont mobilisés pour faire baisser la note de l’entreprise à 1,1 sur 5.

Avec le temps, l’ardeur des internautes s’est refroidie. On peut désormais lire sous les publications Instagram de l’entreprise des commentaires bienveillants.

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